Manifeste Pédagogique
Ma posture pédagogique pour la formation des adultes entrepreneurs
Je forme des adultes entrepreneurs en présentiel individuel. Cette page formalise mon approche pédagogique, distincte d'une pédagogie scolaire ou standardisée.
Les principes présentés ici structurent l'ensemble de mes formations et garantissent ma conformité aux exigences du référentiel national qualité Qualiopi.
Principes pédagogiques fondamentaux
Je refuse de former des adultes comme on transmet un savoir scolaire. Un entrepreneur n'est pas un élève : il vient avec un projet, des contraintes, un contexte professionnel unique. Le cours magistral passif, où le formateur parle et l'apprenant écoute, ne génère aucune transformation durable.
Mon approche repose sur l'interaction, la mise en situation et l'analyse critique du projet réel du bénéficiaire. Je n'applique jamais un programme figé : chaque formation est une construction dynamique, ancrée dans la réalité professionnelle de l'apprenant.
Cette posture n'est pas une option pédagogique, c'est une exigence de cohérence avec ce qu'implique réellement la formation pour adultes.
Avant toute formation, je procède à une identification précise du profil de l'apprenant : son métier, son niveau de maturité entrepreneuriale, ses contraintes organisationnelles et techniques, ses acquis et ses lacunes.
Cette étape de positionnement n'est pas administrative : elle est déterminante pour adapter le contenu, le rythme et les modalités pédagogiques. Un restaurateur n'apprend pas de la même manière qu'un artisan du bâtiment ou qu'un consultant indépendant.
Je ne forme jamais "en général" : je forme quelqu'un, dans un contexte donné, avec des objectifs professionnels précis. Cette individualisation systématique est au cœur de ma démarche qualité et de ma conformité Qualiopi.
Avant d'enseigner une compétence technique, j'analyse la capacité du bénéficiaire à structurer un projet. Il ne suffit pas de savoir "faire", il faut d'abord savoir "pourquoi" et "pour qui".
Je différencie trois niveaux de maturité : - L'exécutant technique (sait faire, mais ne structure pas) - Le gestionnaire opérationnel (organise son activité, mais ne projette pas) - L'entrepreneur réflexif (pense son offre, ses clients, son positionnement)
La formation technique n'a de sens que si le bénéficiaire a atteint un niveau de structuration suffisant. Dans le cas contraire, je commence par un travail de clarification stratégique avant d'aborder les outils.
Je refuse de former à un outil ou une technique si le projet n'est pas clarifié. Apprendre WordPress sans savoir à qui on s'adresse, ou créer une page Instagram sans avoir défini son offre, ne produit aucun résultat durable.
Mon travail consiste d'abord à structurer la réflexion : Quelle est ton offre ? À qui s'adresse-t-elle ? Quel est ton objectif professionnel avec cet outil ? Quels usages concrets vas-tu en faire ?
Une fois cette base posée, la technique devient simple et pertinente. À l'inverse, enseigner la technique sans structuration génère de la confusion, de la frustration et une absence d'application post-formation.
Cette hiérarchisation (structuration > technique) est une exigence pédagogique et qualité que j'applique systématiquement.
Chaque parcours de formation démarre par un positionnement pédagogique formalisé. Ce positionnement permet d'identifier : - Les acquis préalables du bénéficiaire - Les écarts entre ses compétences actuelles et les objectifs visés - Les priorités de formation en fonction de son projet professionnel - Les modalités pédagogiques les plus adaptées à son profil
Ce positionnement n'est pas un simple questionnaire : c'est un entretien structuré, documenté, et partagé avec le bénéficiaire. Il sert de base à la construction du Protocole Individuel de Formation (PIF) et garantit la pertinence du parcours.
Conformément aux exigences Qualiopi, ce positionnement est tracé, daté et archivé dans le dossier pédagogique du bénéficiaire.
Je découpe chaque parcours de formation en modules opérationnels, chacun visant un objectif professionnel clair et mesurable.
Un module n'est pas une séquence horaire arbitraire : c'est une unité pédagogique cohérente qui permet au bénéficiaire d'acquérir une compétence utilisable immédiatement dans son activité.
Exemple : - Module 1 : Clarifier son offre et son positionnement - Module 2 : Structurer sa communication digitale - Module 3 : Mettre en place un système de gestion client - Module 4 : Piloter son activité avec des indicateurs
Cette modularisation permet une adaptation continue du parcours et facilite l'évaluation progressive des acquis. Elle répond également aux exigences de traçabilité et de lisibilité imposées par le référentiel Qualiopi.
Bien que le format de formation soit standardisé (journées de 7 heures en présentiel individuel), le contenu est entièrement individualisé.
Deux bénéficiaires ne suivront jamais exactement le même parcours, même s'ils visent des objectifs similaires. L'individualisation porte sur : - Le contenu des modules (ajustés au projet professionnel) - Les exemples et cas pratiques (basés sur l'activité réelle) - Les supports pédagogiques (adaptés au niveau de compréhension) - Le rythme de progression (fonction de la capacité d'assimilation)
Cette individualisation est formalisée dans le PIF, tracée dans le livret de suivi, et constitue un engagement qualité vis-à-vis du bénéficiaire et des financeurs.
Le Protocole Individuel de Formation (PIF) est l'outil central de pilotage pédagogique. Il formalise : - Les objectifs professionnels du bénéficiaire - Le parcours de formation modularisé - Les modalités pédagogiques retenues - Les critères d'évaluation des acquis - Les engagements réciproques (formateur / bénéficiaire)
Le PIF n'est pas un document administratif figé : c'est un contrat pédagogique évolutif, co-construit avec le bénéficiaire.
Il est présenté, discuté et validé avant le démarrage de la formation. Tout ajustement en cours de parcours y est documenté, garantissant ainsi la traçabilité et la conformité Qualiopi.
Le PIF constitue la colonne vertébrale du dossier pédagogique et sert de référence lors des évaluations intermédiaires et finales.
Le livret de suivi pédagogique documente l'ensemble du parcours de formation. Contrairement à un livret figé, il est ajusté en temps réel pour refléter : - Les séquences réellement réalisées - Les ajustements pédagogiques apportés - Les acquis progressifs du bénéficiaire - Les difficultés rencontrées et les remédiations mises en œuvre
Cette traçabilité n'est pas une contrainte administrative : elle garantit la transparence vis-à-vis du bénéficiaire et des financeurs (OPCO, FAF, etc.).
Chaque séance fait l'objet d'une feuille de présence signée et d'un compte-rendu pédagogique synthétique. En fin de parcours, le livret constitue une preuve objective du travail réalisé et des compétences acquises.
Cette exigence de traçabilité est au cœur de la démarche qualité Qualiopi et de ma responsabilité pédagogique.
Je privilégie systématiquement l'auto-évaluation et la mise en pratique immédiate sur des cas concrets issus de l'activité réelle du bénéficiaire.
L'apprenant ne travaille jamais sur des exercices théoriques ou des exemples génériques : il applique directement les concepts et outils à son propre projet professionnel.
Cette approche permet : - Une prise de conscience immédiate des acquis - Une mesure concrète de la progression - Une motivation renforcée (on voit directement l'utilité) - Une transformation durable des pratiques professionnelles
L'évaluation ne se fait pas à distance de la formation : elle est continue, intégrée aux séquences pédagogiques, et co-construite avec le bénéficiaire. C'est lui qui mesure sa propre progression, avec mon accompagnement méthodologique.
Le bénéficiaire n'est jamais passif dans son parcours de formation : il en est l'acteur principal.
La co-construction se manifeste à plusieurs niveaux : - Lors du positionnement initial (définition des priorités) - Pendant la validation du PIF (ajustements des modules) - En cours de formation (adaptation du rythme et du contenu) - Lors des évaluations intermédiaires (réorientation si nécessaire)
Cette posture de co-construction implique que le bénéficiaire est partie prenante des décisions pédagogiques. Je ne lui impose jamais un parcours : je le construis avec lui, en fonction de ses objectifs, de ses contraintes et de sa capacité d'engagement.
La décision de s'engager dans la formation vient du bénéficiaire, après une phase de clarification complète du projet. Sans cette validation explicite, il n'y a pas de formation.
La formation pour adultes implique un engagement réciproque : le formateur s'engage à adapter son approche, le bénéficiaire s'engage à s'investir dans le processus.
Cet engagement se formalise dès le positionnement préalable : - Le formateur s'engage à individualiser le parcours, à adapter le rythme, à garantir la pertinence professionnelle du contenu. - Le bénéficiaire s'engage à participer activement, à questionner, à mettre en pratique, à accepter la remise en question de ses pratiques.
Sans cet engagement mutuel, la formation se transforme en simple prestation de service, sans transformation durable.
Je refuse de former quelqu'un qui n'est pas prêt à remettre en question ses pratiques. La formation implique un changement, et ce changement ne peut être imposé : il doit être désiré, compris et assumé par le bénéficiaire.
Cette exigence d'engagement réciproque est une condition de réussite, et un marqueur de sérieux professionnel conforme aux attentes Qualiopi.
Aurélien Lavayssière
Consultant-formateur indépendant, spécialisé en formation pour adultes entrepreneurs
Organisme de formation certifié Qualiopi au titre des actions de formation